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 Vrombissement et fuite dans la nuit

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xMayx

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Messages : 1
Date d'inscription : 15/02/2011

MessageSujet: Vrombissement et fuite dans la nuit   Ven 25 Fév - 17:19

[RPs annexes par rapport à l'intrigue de base by Prophète & moi-même]

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PROPHETE :

La nuit était froide, et Prophète ne parvenait pas à dormir. Il maudissait les vents qui pénétraient ses chairs, et torturaient ses vieux os.

Mais encore une fois, son martyr fut une bénédiction.

Il y eut un bruit, tout d'abord, un bruit distant, et lointain, à peine perceptible dans le hurlement du vent.

Prophète sortit de sous ses couvertures, essayant de ne pas réveiller les autres. Il gravit une des dunes qui les encerclaient, ses pieds s'enfonçant la neige, glissant contre le sable durcit par le froid.

S'aidant de sa longue rame, il parvint à arriver au sommet.

Le vent et la neige rendaient la visibilité très mauvaise.

A une centaine de mètres à l'Est, il y avait le campement d'Amélia, et ses hommes, et encore plus loin, au Nord Est, celui du Barbu. Les lueurs faiblardes et les colonnes de fumées de leurs feux de camps, perçaient à peine le manteau épais du blizzard.

Mais il y avait autre chose.

Il y avait ce bruit qui avait attiré son attention jusqu'au sommet de cette dune. Une sorte de vrombissement, comme il en avait rarement étendu.

Ses oreilles le guidèrent jusqu'à deux lueurs, deux fortes lueurs, espacé d'a peine un mètre, qui fendaient à vive allure le brouillard venteux qui balayaient le désert.

C'était les phares d'une voiture.

La Cadillac de Romuald Acubra, et ses chiens de Shangri Lai, mais çà, Prophète n'en savait rien.

Cramponné à sa rame, sa toge flottant dans le vent, il observa ces deux lueurs, fonçant sur le campement d'Amélia. Il commençait à comprendre.

Un autre bruit perça dans la cacophonie de la tempête. Ceux des cris des Ecumeurs et des jurons d'Amélia que le vent porta jusqu'aux oreilles du vieux Prophète. Ses paupières s'écarquillèrent sur ses billes blanches, il tourna le dos à ces lueurs, et à ce qu'elles signifiaient.

Il se laissa glisser en bas de la dune, criant pour percer les hurlements du vents :

"DEBOUT ! RÉVEILLEZ VOUS! COURREZ !"

Arrivant en bas, c'est du bout de sa rame qu'il tira de leur repos, les derniers endormis, du pied, il jetait de la neige sur le feu de camps.

"COURREZ COURREZ!"

Du bout de son aviron, il pointa vers le nord ouest, tout en rassemblant ses affaires.

"VITE!"

--- --- --- --- ---

MAY :

May avait enfin réussi à s'endormir après une lutte mentale acharnée pour ne plus sentir le froid. S'endormir est bien sûr un très grand mot : son corps ressentait encore n'importe quelle sensation, n'importe quel souffle glacial. De même pour ses compagnons.

Ils s'étaient tous recroquevillés sous une couverture dont la texture ressemblait à de la toile de jute. Ca grattait, ça pesait lourd, et avec ce froid, ça ne leur tenait même pas vraiment chaud.

May entendit vaguement la couverture se plisser, signe que quelqu'un se lève ou change de position pour dormir. Elle n'y avait guère prêté d'attention, il fallait avant tout se reposer. C'était peut-être même une hallucination de son cerveau, à force d'entendre les cris aigus que poussait ce vent d'hiver.

Le sol gelé avait cependant définitivement tiré May du pays des rêves, et elle se tourna au prix d'un effort considérable. C'est là qu'elle l'entendit : un vrombissement sourd, s'arrêtant une seconde, et recommençant de plus belle. Elle se releva tellement vite que de tels réflexes tenaient désormais de l'instinct de survie. Ses yeux maintenant ouverts virent la lumière jaune de deux phares foncer sur le campement des flibustiers, à qq centaines de mètres du leur.

May ne réfléchit même pas. Elle se leva d'un bond et n'eut même pas le temps de poser sa question : Prophète revenait déjà en courant du campement, les yeux révulsés.

DEBOUT ! REVEILLEZ-VOUS ! COUREZ ! PAR Là, VITE !

Le départ fut brusque. L'ersatz de feu qu'ils avaient réussi à allumer fut éteint en vitesse. Gavroche et Mordecai, tirés de leurs sommeils respectifs, remballèrent la couverture en vitesse. Il fallait courir. Ils foncèrent vers l'ouest.

Bordel, mais c'est quoi tout ça ? Ca pue le réglement de compte ! Comment ça va se finir ?

--- --- --- --- ---

PROPHETE :

"Mal si nous ne courrons pas plus vite!"

Les maigres possessions avaient été rassemblé, et les quatre fuyards gravissaient péniblement la première dune.

Ils étaient épuisés, chancelant, trébuchant et se relevant aussitôt, harcelés par les vents froids. Prophète portait sa shisha, emballée dans la toile huilée, et celle ci l'encombrait, mais il refusa de l'abandonner. Au bout de longues minutes, leur rythmes ralentit. Ils marchèrent plusieurs heures afin de mettre le plus de distance possible entre eux et la cadillac. Au bout d'un moment, Prophète s'écria :

"Là..."

Il désignait la forme confuse d'une congère, à une centaine de mètres.

"Cachons nous dedans..."

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[Si vous voulez les intégrer par la suite y'aura sûrement moyen de les re-rédiger, sinon, ça aura au moins eu le mérite de mettre de l'action le temps d'une nuit :p ]
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